HISTORIQUE ET PRÉSENTATION DE L'ASSOCIATION


L'origine

   Tout a commencé par une conversation, un jour de l'année 1996 : un chrétien exprime à un autre sa révolte devant la pratique massive de l'avortement dans notre société. Son interlocuteur lui réplique : « D'accord, mais que fais-tu pour que des femmes enceintes en situation de détresse aient une autre alternative que l'avortement? »

   Cette question fait son chemin dans l'esprit de son auditeur. Celui-ci en parle alors à un pasteur engagé dans la lutte pour le respect de la vie. Daniel le conseille, l'encourage à aller de l'avant et lui donne les coordonnées d'une association nancéenne qui fournit des renseignements précieux sur la manière de démarrer un structure analogue sur Strasbourg.

La création

   Le projet est alors présenté à l'Entente des Églises Évangéliques Libres de Strasbourg, et une réunion d'information pour toute personne intéressée est annoncée dans les églises de l'Entente. Au cours de cette réunion, la décision est prise de créer une association d'aide aux femmes enceintes.

   Le 2 mai 1996 a lieu une assemblée constituante qui adopte des statuts et un règlement intérieur (qui seront suivis d'une Charte de collaboration) et qui élit un bureau : l'association SOS Femmes Enceintes est née. Elle sera enregistrée le 10 septembre 1996 au Tribunal d'Instance de Molsheim.

L'information du public

   Pour faire connaître l'association, nous créons un dépliant qui sera revu et amélioré en fonction de l'expérience acquise. Plus tard, nous en viendrons à un démarchage systématique des cabinets de gynécologie où nous trouvons un accueil plutôt favorable.
   A partir de 1998, nous participons au Salon des Associations, qui se tient au Wacken tous les deux ans, et regroupe les stands de plus de 300 associations. C'est une occasion privilégiée de rencontrer le public et de prendre contact avec d'autres associations caritatives dont nous sommes parfois assez proches.

L'écoute téléphonique

   L''écoute téléphonique est, on l'aura compris, notre principal vecteur d'action. Quand une femme nous appelle, notre souci premier est donc, tout naturellement de l'écouter, d'essayer de bien comprendre son problème, sa situation, ses motivations. Nous prenons pour cela tout le temps nécessaire. Si elle le souhaite, nous sommes prêts à la rencontrer personnellement pour approfondir le dialogue avec elle. Se sentant écoutée, la femme se sent alors accueillie, respectée. Dans un monde férocement individualiste où c'est chacun pour soi, elle est touchée de trouver une oreille attentive, une compréhension dénuée de tout jugement, une compassion sincère. Rien que cette dimension d'écoute est déjà un soutien profond pour elle dans son désarroi.
   Après l'écoute, vient l'information : une grande partie du drame de l'avortement, de nos jours, vient du fait qu'on cache à la femme enceinte des faits de première importance sur sa grossesse et sur l'avortement. C'est pourquoi nous donnons aux femmes qui nous appellent des informations décisives sur l'enfant qu'elle porte en elle et sur les conséquences possibles de l'avortement pour elle-même. A l'aide de la vérité, nous plaidons auprès d'elle pour la vie de son enfant et pour sa propre vie. Quand cela est possible, mais pas systématiquement, nous lui parlons du Dieu qui a créé cette vie qu'elle porte et qui lui demande de la respecter, nous lui annonçons la bonne nouvelle de son amour et de ses projets de vie et de bénédiction pour elle et son enfant.

L'aide matérielle

   Quand des problèmes matériels se posent, nous lui proposons, en plus les ressources de notre vestiaire qui contient du matériel pour nourrisson, petit enfant et femme enceinte.
   En plus du vestiaire, nous proposons les consultations gratuites d'une de nos bénévoles, qui est médecin et le conseil d'une autre de nos bénévoles, qui est assistante sociale. Il nous est arrivé d'apporter un soutien matériel direct (nourriture ou logemen
t).

La prévention

 
   D'autre part, nous avons pris conscience de l'importance du fait de nous engager dans un travail de prévention, en particulier auprès des jeunes. Nous avons donc mis au point une brochure à leur intention : « Repères de vie ». Cette brochure aborde non seulement la question de l'avortement mais propose aussi aux jeunes des pistes pour gérer les relations garçons-filles de manière saine et éviter ainsi le drame des grossesses prématurées et hors-mariage qui conduisent trop souvent à l'IVG. Nous avons commencé à visiter les groupes de jeunes pour aborder avec eux ces questions.
 


La formation

   Environ tous les deux ans, nous organisons des formations qui ont principalement pour but de mieux nous qualifier pour l'écoute téléphonique et de mieux comprendre la problématique de la femme enceinte.


La victoire de la vie

   D'une année sur l'autre, nous avons la joie de soutenir et d'aider d'une manière précieuse des femmes en détresse, et d'intervenir d'une manière décisive pour que des enfants puissent naître et que des femmes puissent connaître la joie de la maternité.
Sans compter les cas dont nous n'avons pas été informés parce que, sans que nous en sachions rien, une femme a décidé de garder son enfant suite, par exemple, à la lecture de notre dépliant trouvé sur son chemin : cela s'est déjà produit plus d'une fois. En dix ans, cela fait donc une trentaine d'enfants, donc plus d'une classe d'école qui a pu naître grâce à l'action de SOS Femmes Enceintes, et autant de mères qui peuvent maintenant les serrer dans leurs bras.